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Amadou Aadi Aïdara. À la découverte du mystère de La Joconde

27 juin 2008

Lors de son exposition dans le cadre du festival de Gorée Regard sur Cours, associé aux Off de Dak’Art 2008, l’artiste-chercheur, spécialiste de la renaissance, Amadou Aadi Aïdara, a voulu partager sa découverte sur le mystère qui se cachait derrière l’un des plus célèbres tableaux de tous les temps, La Joconde, du peintre italien Léonard De Vinci. L’œuvre de Aïdara est le fruit de sept ans d’études, d’observation…

Dans la cour de Malte site 12, à Gorée, le rugissement du lion de Dagana, Amadou Aadi Aïdara, laissait des échos sur ses chefs d’œuvre exposés, qui rappellent cette belle expression de André Félibien : « Il faut dans la peinture, quelque chose de grand, de piquant, d’extraordinaire, capable de surprendre, de plaire, et d’instruire. C’est cela qu’on appelle le grand goût et c’est par lui que les choses communes deviennent belles et les belles sublimes, merveilleuses ». S’étant placé dans le contexte de la renaissance où l’art se voulait une branche du savoir valable à la fois en elle-même et parce qu’elle fournissait à l’imagination des hommes, la représentation plausible de Dieu, de la vierge Marie et des Saints, M. Aïdara révèle au bout de sept ans de recherches, la conception de la trinité et la maison de Jacob, voilées par Léonard de Vinci cinq siècles durant, dans son chef d’œuvre, La Joconde et par la perfection de cette technique, le fameux sfumato.

Et selon toujours l’artiste, dans la vitre blindée du Musée du Louvre (France), La Joconde parée du sourire narquois de son créateur, l’espiègle Léonard ne rêve, et cela depuis le 2 mai 1519, date de sa mort, que d’aller prendre sa place au pays où l’art prit ses origines. Aïdara précise que c’est, soit dans les grottes de Lascaux dans la Dordogne Magdalénienne (France), soit dans la Dôme de Florence (Italie), bordée de ses satellites, ses deux autres œuvres qui sont : le Saint Jean Baptiste dans le désert, précurseur du Christ et le Saint Jean du Louvre à l’index pointé vers la conception de Jésus, à l’instant même où, dans l’Annonciation de l’Évangile par l’Ange Gabriel, la Vierge Marie prononça son fiat : « Je ne suis que la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon sa volonté ».

Dans sa démarche artistique, l’homme a interrogé l’Evangile, fouillé dans l’histoire, la littérature, la philosophie, pour brandir cet argumentaire d’une grande pertinence, qui selon lui est le plus cohérent de tous, depuis plus de 5 siècles de réflexion sur cette œuvre. Il retrouve le sens de ses efforts dans les propos du maître du surréalisme André Breton : « Je crois à la résolution future de deux états, le rêve et la réalité, en réalité absolue ou surréalité si l’on peut dire ».

D’autres œuvres de Aïdara étaient exposées aussi aux côtés de celles de sa fille Aïcha, à l’Institut Français Léopold Sédar Senghor. Des sculptures de René Maran, David Diop…, à travers lesquelles, il fait un clin d’œil à la négritude, au Fesman…

À Dagana, où il vit actuellement, le doyen a transformé sa maison en musée. Le Musée Fuddu (s’étirer en wolof) peut bien devenir un lieu de pèlerinage, un jour…

Rens : + 221 77 105 31 41

Texte et photos : Youssouf Chinois.

Tags : le221 , Peinture , Portrait

[1] « Un grand éclat de rire », éditions Pascal Galodé

[2] Espoir

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